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Guides santé et bien-être · Exercer en cabinet partagé

Accessibilité d'un cabinet partagé : ERP, registre, qui est responsable ?

Un cabinet médical ou paramédical est un établissement recevant du public (ERP) de 5e catégorie, de type U, qui doit disposer d'un registre public d'accessibilité (décret n° 2017-431 et arrêté du 19 avril 2017). Dans un coworking santé, c'est en principe l'exploitant du lieu qui tient ce registre, mais cette lecture reste à confirmer au cas par cas. Avant de louer, demandez à voir le registre et vérifiez que vos patients pourront entrer dans la salle où vous exercerez.

Mis à jour le 22 octobre 2026 · chiffres recalculés chaque heure depuis les fiches de l'annuaire.

Un cabinet partagé est-il un établissement recevant du public ?

Oui, dès lors qu'il s'agit d'un cabinet médical ou paramédical. Ce type de local est classé établissement recevant du public (ERP) de 5e catégorie, de type U. Le fait que plusieurs praticiens se succèdent dans la même pièce ne change rien à cette classification : des patients y entrent, le lieu reçoit du public.

Cette classification entraîne une obligation pratique simple à retenir : un registre public d'accessibilité doit exister pour le lieu (décret n° 2017-431, arrêté du 19 avril 2017). Le Conseil national de l'Ordre des médecins publie une page de présentation de ces règles, citée en source ci-dessous.

Pour un lieu de bien-être qui n'accueille aucune activité de santé, la classification peut être différente. Posez la question au gérant : c'est à lui de connaître la situation de son établissement.

À quoi sert le registre public d'accessibilité ?

Comme son nom l'indique, ce registre est public. Il sert à informer les personnes qui viennent dans le lieu, notamment celles qui ont un handicap ou une mobilité réduite, sur les conditions d'accès et d'accueil. Le contenu exact est fixé par l'arrêté du 19 avril 2017 : pour le détail, reportez-vous au texte ou à la page du Conseil national de l'Ordre des médecins.

Pour vous, praticien locataire, le registre est d'abord un outil de vérification. Il vous dit ce que le lieu déclare sur son accessibilité. Si le registre n'existe pas ou si le gérant ne sait pas de quoi vous parlez, c'est un signal à prendre au sérieux avant de vous engager.

Qui est responsable de l'accessibilité dans un coworking santé ?

En principe, l'exploitant du coworking, celui qui gère le lieu et le met à disposition, tient le registre d'accessibilité. C'est la lecture la plus logique quand plusieurs praticiens louent des cabinets à l'heure ou à la journée dans un même établissement. Cette lecture reste toutefois à confirmer : aucun texte de notre source ne règle explicitement le cas du cabinet partagé.

Votre propre responsabilité ne disparaît pas pour autant. Plusieurs codes de déontologie exigent une installation adaptée à l'exercice : le kinésithérapeute doit disposer d'une installation convenable (R.4321-114), l'infirmier d'une installation adaptée (R.4312-67), la sage-femme également (R.4127-345). Si vos patients ne peuvent pas accéder à votre salle, c'est votre pratique qui en souffre en premier.

Le plus sûr : faire préciser par écrit, dans la convention ou le règlement intérieur, qui tient le registre et qui répond aux questions d'accessibilité.

Quelles questions poser au gérant avant de louer ?

Une visite de dix minutes suffit souvent à répondre à l'essentiel. Voici les points à vérifier sur place.

  • Le registre public d'accessibilité existe-t-il, et où peut-on le consulter ?
  • L'entrée est-elle de plain-pied, ou y a-t-il une rampe, un ascenseur, des marches ?
  • La salle qui vous sera attribuée est-elle accessible, ou seulement certaines salles du lieu ?
  • Les portes, couloirs et la salle d'attente laissent-ils passer un fauteuil roulant ou une poussette ?
  • Des toilettes accessibles sont-elles disponibles pour les patients ?
  • Le parcours depuis la rue est-il simple à décrire (interphone, étage, signalétique) ?
  • Pouvez-vous réserver en priorité la salle accessible pour un patient qui en a besoin ?

Que faire si le lieu n'est que partiellement accessible ?

Certains lieux sont installés dans des immeubles anciens. Si une seule salle est accessible, organisez votre planning autour : réservez-la pour les rendez-vous des patients concernés et prévenez-les à l'avance du chemin à suivre.

Si le lieu n'est pas accessible du tout et qu'une partie de votre patientèle a des difficultés de mobilité, cherchez ailleurs ou gardez deux lieux d'exercice. Dans ce dernier cas, vérifiez les règles de votre profession sur le cabinet secondaire (déclaration ou autorisation de l'Ordre selon la profession).

Les questions de dérogation, de délais ou de travaux relèvent des textes sur l'accessibilité et du propriétaire ou de l'exploitant. Pour votre situation précise, interrogez votre Ordre ou l'organisme de votre profession.

Et pour les praticiens du bien-être ?

Les praticiens du bien-être non réglementés (sophrologue, naturopathe, réflexologue, praticien de massage bien-être…) exercent une activité libre, sans règle de local propre à leur métier. Mais s'ils louent une cabine dans un lieu qui accueille aussi des soignants, ils partagent un établissement qui reçoit du public.

Les mêmes vérifications pratiques valent donc pour eux : une clientèle âgée, enceinte ou à mobilité réduite doit pouvoir arriver jusqu'à la cabine sans difficulté. C'est autant une question de confort que de fidélisation.

Questions fréquentes

Dois-je tenir mon propre registre si je loue un cabinet à l'heure ?

En principe, non : l'exploitant du lieu tient le registre de l'établissement. Cette lecture reste à confirmer, faute de texte qui traite explicitement le cabinet partagé. Demandez au gérant de vous le montrer et, en cas de doute, posez la question à votre Ordre.

Et si je loue un cabinet entier au mois, avec un bail à mon nom ?

La situation se rapproche alors d'un cabinet à vous. Faites préciser par écrit dans votre contrat qui tient le registre et qui prend en charge les éventuels aménagements, et vérifiez auprès de votre Ordre ou de l'organisme de votre profession ce qui vous revient.

Une salle d'attente partagée doit-elle aussi être accessible ?

En pratique, oui : un patient qui attend dans une salle inaccessible ne pourra pas aller plus loin. Vérifiez tout le parcours, de la porte d'entrée jusqu'à la salle de soin, en passant par l'accueil et la salle d'attente.

Comment repérer un lieu accessible sur esthejob.fr ?

Consultez les fiches de l'annuaire (photos, description, étage), puis posez directement la question au gérant avant de réserver. Un gérant qui connaît son registre vous répondra sans hésiter.

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