Quel budget pour louer un cabinet de kinésithérapeute ?
Au 22 octobre 2026, les cabinets santé de l'annuaire esthéJob se louent de 6 € à 25 € de l'heure (médiane 15 €), et de 70 € à 690 € par mois (médiane 140 €) au mois. L'annuaire ne distingue pas encore les cabinets équipés pour la kinésithérapie : leur surface et leur matériel (table électrique, espace de rééducation) se comparent fiche par fiche. Ajoutez l'assurance obligatoire, le matériel non fourni et la TVA du loyer, que vous ne récupérez pas.
Mis à jour le 22 octobre 2026 · chiffres recalculés chaque heure depuis les fiches de l'annuaire.
Combien coûte un cabinet pour un kinésithérapeute ?
L'annuaire esthéJob recense 61 lieux qui accueillent santé et thérapie, dont 31 accueillent déjà des soignants. Pour un cabinet à l'heure, ils affichent de 6 € à 25 € de l'heure (médiane 15 €) ; au mois, de 70 € à 690 € par mois (médiane 140 €).
Ces fourchettes couvrent tous les métiers. Un masseur-kinésithérapeute a besoin de plus de place qu'un thérapeute qui reçoit en entretien : une table de traitement, de l'espace autour pour bouger le patient, parfois du petit matériel de rééducation. Attendez-vous donc à un prix plus proche du haut de la fourchette pour un cabinet bien équipé.
La médiane, le prix du milieu, reste un bon repère pour juger une proposition : un tarif très au-dessus doit se justifier par l'équipement, la surface ou l'emplacement.
Où un kinésithérapeute a-t-il le droit de louer ?
Avant de parler prix, vérifiez que le lieu est permis. Le code de déontologie des masseurs-kinésithérapeutes fixe plusieurs règles, et un cabinet bon marché mais interdit ne vous sert à rien.
- Pas de local commercial : il est interdit d'exercer dans des locaux commerciaux, ni dans un lieu qui vend des dispositifs médicaux que le kiné peut prescrire (art. R.4321-73).
- Des locaux adaptés : installation convenable, secret préservé, vitrines, portes et fenêtres occultées, hygiène et élimination des déchets infectieux (art. R.4321-114).
- Une plaque discrète, à l'entrée de l'immeuble et à la porte du cabinet (art. R.4321-125).
- Partager avec d'autres professions est possible : selon l'avis n° 2018-04 du Conseil national de l'Ordre, aucun texte n'interdit le partage des locaux et de la salle d'attente avec des non-professionnels de santé, si les activités sont strictement séparées et sans confusion pour le public.
- Un confrère dans l'immeuble : son accord ou l'autorisation de l'Ordre est nécessaire, avec un délai de 2 mois (art. R.4321-133).
Quelles dépenses ajouter au loyer du cabinet ?
Le prix affiché par le lieu ne couvre qu'une partie de votre budget. Listez ces dépenses avant de comparer deux cabinets.
- L'assurance : la responsabilité civile professionnelle est obligatoire pour tout professionnel de santé libéral (Code de la santé publique, art. L.1142-2).
- L'inscription au tableau de l'Ordre, obligatoire pour exercer (art. L.4321-10). Renseignez-vous auprès de votre conseil départemental sur ce qu'elle implique.
- Le matériel : table, coussins, petit matériel, si le lieu ne les fournit pas.
- Le linge et son entretien, si le lieu ne s'en charge pas.
- La TVA du loyer : vos soins sont exonérés de TVA (CGI, art. 261-4-1°), vous ne récupérez donc pas celle que le lieu vous facture. Comparez les prix TTC.
- Les outils : agenda, facturation, téléphone.
Cabinet principal ou cabinet secondaire : quel budget ?
Un kiné peut chercher un second lieu d'exercice pour quelques demi-journées par semaine. Le code de déontologie permet un seul cabinet secondaire, à condition de le déclarer au conseil départemental de l'Ordre. Au-delà, il faut une autorisation, accordée en cas de carence de soins ; le silence gardé pendant 2 mois vaut accord (art. R.4321-129).
Pour un cabinet secondaire, la location à l'heure ou à la demi-journée est souvent la plus adaptée : vous payez seulement les créneaux où vous y êtes. Pour un cabinet principal, un forfait au mois ou un cabinet à temps plein devient vite plus logique, parce que vos horaires sont pleins.
Dans les deux cas, gardez une trace écrite de la convention passée avec le lieu : elle vous sera utile pour la déclaration.
Exemple de calcul pour un kinésithérapeute
Prenons un kiné qui exerce deux journées par semaine dans un cabinet secondaire, 8 heures par journée.
Exemple de calcul : à 18 € de l'heure, une journée coûte 144 €, la semaine 288 €, soit environ 1 150 € sur un mois de quatre semaines. Si le lieu vend un forfait au mois pour ces deux journées fixes, comparez-le à ce montant.
Ramenez ensuite ce coût à la séance. Si vous enchaînez 3 séances par heure sur ces 16 heures, soit 48 séances par semaine, le cabinet coûte 6 € par séance. Avec 30 séances seulement, il en coûte un peu moins de 10. C'est ce coût par séance qui dit si le lieu est soutenable pour vous.
Collaboration ou sous-location : quel contrat et quel prix ?
Un kiné peut aussi s'installer chez un confrère. Le contrat de collaboration doit alors être renégocié au moins tous les 4 ans (art. R.4321-131), et les contrats sont communiqués à l'Ordre.
Attention au loyer calculé en pourcentage de vos honoraires. Le partage d'honoraires est interdit, sauf contrats validés par l'Ordre (art. R.4321-70), et l'article L.4113-5 du Code de la santé publique interdit à une personne non qualifiée de recevoir tout ou partie des honoraires. Par prudence, préférez un loyer fixe.
Pour un cas précis, par exemple une redevance mixte ou un local partagé avec un commerce voisin, posez la question à votre conseil départemental avant de signer.
Questions fréquentes
Un kiné peut-il louer une cabine dans un institut de beauté ?
Un institut qui vend des produits est un commerce. L'article R.4321-73 interdit d'exercer dans des locaux commerciaux : ce cadre pose donc problème. Interrogez votre conseil départemental avant tout engagement.
Peut-on partager la salle d'attente avec un ostéopathe ou un sophrologue ?
Oui, selon l'avis n° 2018-04 de l'Ordre, si les activités restent strictement séparées. L'avis recommande des bureaux et ordinateurs séparés, des salles de soins insonorisées et des armoires fermées à clé.
Faut-il déclarer un cabinet loué un jour par semaine ?
S'il s'agit de votre cabinet secondaire, oui : il se déclare au conseil départemental de l'Ordre (art. R.4321-129). Un seul cabinet secondaire est permis sans autorisation.
Les cabinets de l'annuaire acceptent-ils les kinés ?
Chaque fiche indique les métiers que le lieu accueille. La page dédiée aux kinésithérapeutes regroupe les lieux qui les acceptent, avec leurs tarifs et leur équipement.
Sources
Textes officiels relus le 22 octobre 2026. Ils ne remplacent pas l'avis de l'Ordre ou de l'organisme de la profession.
Pour aller plus loin
- Lieux qui accueillent les kinésithérapeutes
- Cabinets paramédicaux à louer
- Coworkings santé
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