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Guides santé et bien-être · Les règles de chaque profession

Cipav ou CARPIMKO : quelles cotisations pour un praticien libéral en 2026, en micro-entreprise (auto-entrepreneur) ou au réel

Votre caisse dépend de votre métier : la Cipav couvre les ostéopathes, psychologues, psychothérapeutes, ergothérapeutes, diététiciens, chiropracteurs et psychomotriciens ; la CARPIMKO, les infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, orthophonistes et orthoptistes ; les métiers non réglementés (sophrologue, naturopathe…) relèvent de la sécurité sociale des indépendants, au régime général. En micro-entreprise, on cotise en 2026 23,2 % des recettes au taux Cipav et 25,6 % pour les autres activités libérales, plus 0,2 % de formation professionnelle ; les auxiliaires médicaux conventionnés, eux, ne peuvent pas être micro-entrepreneurs. Depuis avril 2026, une assiette sociale unique, transmise par l'Urssaf, sert au calcul de toutes les cotisations, et la retraite complémentaire CARPIMKO devient proportionnelle (8,70 %) au lieu d'un forfait de 2 312 €. Pour votre montant réel, partez des barèmes officiels ci-dessous et des simulateurs de l'Urssaf et de votre caisse.

Mis à jour le 3 novembre 2026 · chiffres recalculés chaque heure depuis les fiches de l'annuaire.

Cipav, CARPIMKO ou autre caisse : à qui cotisez-vous ?

Les cotisations sont toujours déclarées et payées à l'Urssaf. La caisse change selon votre métier : c'est elle qui gère votre retraite et votre invalidité-décès. Pour les professions libérales réglementées, ces caisses sont des sections de la Cnavpl (Service-Public).

  • Cipav : ostéopathe, psychologue, psychothérapeute, ergothérapeute, diététicien, chiropracteur, psychomotricien (et d'autres professions hors santé).
  • CARPIMKO : infirmier, masseur-kinésithérapeute, pédicure-podologue, orthophoniste, orthoptiste, en libéral. L'affiliation est obligatoire et prend effet le 1er jour du trimestre civil qui suit le début de l'activité libérale.
  • CARMF : médecins. CARCDSF : chirurgiens-dentistes et sages-femmes (Urssaf).
  • Métiers non réglementés (sophrologue, naturopathe, réflexologue, hypnothérapeute, énergéticien, coach…) : sécurité sociale des indépendants, intégrée au régime général ; cotisations à l'Urssaf.
  • En cas de doute, l'affiliation à la Cipav se fait selon le code d'activité (APE) déclaré : la Cipav propose un rendez-vous avec un expert retraite pour les cas particuliers.

En micro-entreprise, quel taux de cotisations en 2026 ?

Le micro-entrepreneur paie un pourcentage de ses recettes encaissées. Pas de recettes, pas de cotisations. Le régime est ouvert jusqu'à 83 600 € de recettes par an pour une activité de services en 2026.

S'y ajoute la contribution à la formation professionnelle : 0,2 % des recettes pour une profession libérale, réglementée ou non (Urssaf). Le total à prévoir est donc 23,4 % au taux Cipav et 25,8 % pour les autres activités libérales.

  • Professions libérales réglementées relevant de la Cipav : 23,2 % (25,4 % avec le versement libératoire de l'impôt).
  • Autres prestations de services libérales (BNC), dont les métiers du bien-être non réglementés : 25,6 % (27,8 % avec le versement libératoire).
  • ACRE pour une activité commencée jusqu'au 30 juin 2026 : 13,4 % au taux Cipav, 12,8 % pour les autres BNC.
  • ACRE pour une activité commencée à partir du 1er juillet 2026 : 17,4 % au taux Cipav, 19,2 % pour les autres BNC, jusqu'à la fin du 3e trimestre civil qui suit l'inscription.
  • Exemple de calcul : 30 000 € de recettes dans l'année font 7 020 € de cotisations au taux Cipav (23,4 % formation comprise), et 7 740 € au taux des autres BNC (25,8 %).

Kiné, infirmier, orthophoniste : pourquoi pas de micro-entreprise ?

Parce qu'ils relèvent du régime des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés (PamC). L'Urssaf l'écrit clairement : un praticien ou auxiliaire médical ne peut pas être micro-entrepreneur (auto-entrepreneur). Le pédicure-podologue peut choisir, à la création, entre le régime PamC et celui des travailleurs indépendants.

En contrepartie, l'Assurance maladie prend en charge une partie de leurs cotisations, sur les revenus tirés de l'activité conventionnée, nets de dépassements d'honoraires. Pour un auxiliaire médical, elle peut prendre en charge 6,40 % de la cotisation d'assurance maladie : 0,10 % reste à sa charge. Une contribution additionnelle de 3,25 % s'applique en revanche aux revenus en dépassement d'honoraires.

Leurs cotisations sont donc toujours calculées sur leur revenu, pas sur un pourcentage des recettes. La question fiscale (micro-BNC ou déclaration contrôlée) est distincte : voyez notre guide dédié.

Qu'est-ce qui change en 2026 : la nouvelle assiette sociale

L'article 18 de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024 a réformé l'assiette des cotisations de tous les travailleurs indépendants, pour les revenus acquis à partir de 2025. Le décret n° 2024-688 du 5 juillet 2024 a révisé les barèmes en conséquence. L'ensemble s'applique depuis avril 2026, avec la déclaration des revenus 2025 (Urssaf).

Avant, il y avait deux bases : une pour les cotisations sociales, une autre, plus large, pour la CSG-CRDS. Désormais, une seule assiette sert à tout. Selon la CARPIMKO, elle se calcule ainsi : recettes moins charges d'exploitation donnent le revenu brut social ; on lui retire un abattement de 26 %, encadré par un plancher et un plafond. Le résultat est l'assiette sociale.

L'effet annoncé : la CSG-CRDS baisse, les cotisations de retraite augmentent, et les droits à la retraite s'améliorent. Pour la plupart des auxiliaires médicaux, la CARPIMKO prévoit un remboursement de l'Urssaf (moins de CSG-CRDS) et une hausse des cotisations CARPIMKO : elle conseille de garder ce remboursement pour payer la hausse.

Côté calendrier, l'Urssaf et la CARPIMKO calculent votre régularisation 2025 et vos cotisations 2026 avec les nouvelles bases après votre déclaration d'avril. Les prélèvements mensuels sont réajustés de juin à décembre, le prélèvement semestriel en septembre.

CARPIMKO 2026 : les cotisations de retraite, ligne par ligne

La CARPIMKO calcule toutes ses cotisations sur l'assiette sociale de l'année précédente, transmise par l'Urssaf. Voici ce que donne son bulletin d'avril 2026. Les montants exacts de votre appel restent ceux de la caisse.

  • Retraite de base : 8,73 % de l'assiette jusqu'à 48 060 € (1 plafond de la Sécurité sociale), plus 1,87 % jusqu'à 240 300 € (5 plafonds).
  • Retraite complémentaire : le forfait de 2 312 € est supprimé ; elle devient 8,70 % de l'assiette entre 24 030 € et 144 180 €. Sous 24 030 €, une cotisation minimale est calculée sur ce montant ; au-delà de 144 180 €, elle est plafonnée.
  • Invalidité-décès : forfait de 1 022 €, inchangé.
  • Retraite des praticiens conventionnés (ASV) : 224 € de forfait et 0,16 % des revenus conventionnés à votre charge ; l'Assurance maladie règle en plus 447 € et 0,24 %.
  • Exemple de calcul, sur une hypothèse : un revenu brut social de 40 000 € donne, après l'abattement de 26 %, une assiette de 29 600 €. Retraite de base : 3 138 € (10,6 %). Complémentaire : 2 575 € (8,70 %). Invalidité-décès : 1 022 €. Soit environ 6 735 € de retraite, avant l'ASV et les cotisations de l'Urssaf (maladie, allocations familiales, CSG-CRDS).

Cipav au réel : quels taux et quelles cotisations minimales en 2026 ?

Au régime réel, l'Urssaf publie pour 2026 un barème des professions libérales réglementées relevant de la Cipav. Les taux sont progressifs pour la maladie et les allocations familiales, par tranches pour la retraite. Le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) vaut 48 060 € en 2026.

  • Maladie-maternité : de 0 % sous 9 612 € de revenus à 8,50 %, taux progressif ; 6,50 % sur la part au-delà de 144 180 €.
  • Indemnités journalières : 0,30 % dans la limite de 144 180 €.
  • Retraite de base Cipav : 8,73 % jusqu'à 48 060 €, plus 1,87 % jusqu'à 240 300 €.
  • Retraite complémentaire Cipav : 11 % jusqu'à 48 060 €, 21 % entre 48 060 € et 192 240 €.
  • Invalidité-décès : 0,50 % dans la limite de 88 911 €.
  • Allocations familiales : 0 % sous 52 866 €, puis progressif jusqu'à 3,10 %.
  • CSG-CRDS : 9,70 % du revenu d'activité. Formation professionnelle : 0,25 % du PASS, soit 120 €.
  • Cotisations minimales, même sans bénéfice : 573 € de retraite de base, 58 € d'indemnités journalières, 89 € d'invalidité-décès, 120 € de formation professionnelle.
  • Les deux premières années, les cotisations sont d'abord calculées sur une base forfaitaire : 9 131 € (19 % du PASS) pour une 1re année en 2026, puis régularisées sur le revenu réel.

Et l'ACRE au régime réel ?

En cas de création en 2026, l'ACRE exonère pendant 12 mois une partie des cotisations de maladie, d'indemnités journalières, d'allocations familiales, de retraite de base et d'invalidité-décès (Urssaf, barème Cipav). L'exonération est égale au quart de ces cotisations si le revenu ne dépasse pas 36 045 €, puis dégressive jusqu'à 48 060 €, et nulle au-delà.

La retraite complémentaire, la CSG-CRDS et la formation professionnelle ne sont pas exonérées : elles restent dues, calculées sur la base forfaitaire de début d'activité. La demande d'ACRE se fait dans les 60 jours qui suivent le début d'activité.

Sophrologue, naturopathe, hypnothérapeute : quelles cotisations ?

Ces métiers ne sont pas des professions libérales réglementées. Ils ne relèvent ni de la Cipav ni de la CARPIMKO, mais de la sécurité sociale des indépendants, intégrée au régime général (Service-Public). Les cotisations se paient à l'Urssaf, et la retraite se demande auprès de la sécurité sociale des indépendants.

En micro-entreprise, le taux 2026 est celui des autres prestations de services libérales : 25,6 % des recettes, plus 0,2 % de formation professionnelle, et 19,2 % avec l'ACRE pour une activité commencée à partir du 1er juillet 2026. C'est 2,4 points de plus que le taux Cipav : sur 30 000 € de recettes, 720 € de plus par an.

Ces métiers ont une autre différence de poids : leurs séances ne sont pas exonérées de TVA. Voyez notre guide sur la TVA des séances.

Cotisations et loyer du cabinet : ce que les barèmes ne disent pas

En micro-entreprise, le loyer du cabinet ne réduit pas vos cotisations : elles portent sur les recettes. Au régime réel, il réduit votre bénéfice, donc l'assiette de vos cotisations. Plus le cabinet pèse dans vos recettes, plus la question du régime se pose.

Au 3 novembre 2026, les cabinets de l'annuaire esthéJob se louent de 6 € à 25 € de l'heure (médiane 15 €), ou de 49 € à 690 € par mois (médiane 139,50 €). Faites le calcul avec votre loyer réel.

Exemple de calcul, sur des hypothèses : un ergothérapeute en micro-entreprise encaisse 40 000 € et loue un cabinet 700 € par mois, soit 8 400 € par an. Ses cotisations et sa formation professionnelle font 9 360 € (23,4 %). Une fois le cabinet payé, il lui reste 22 240 € avant ses autres frais et l'impôt. Au réel, ces 8 400 € de loyer sortiraient de son bénéfice avant le calcul des cotisations ; en contrepartie, il paierait les cotisations minimales et tiendrait une comptabilité complète.

Où vérifier vos chiffres ?

  • Le barème Cipav de l'Urssaf, mis à jour le 27 février 2026, pour les professions de la Cipav au réel.
  • Le bulletin spécial de la CARPIMKO d'avril 2026 et son simulateur, qui part de votre assiette sociale.
  • La page de l'Urssaf sur les cotisations d'un auxiliaire médical, pour la prise en charge par l'Assurance maladie.
  • Le portail de l'Urssaf consacré à la micro-entreprise, pour les taux de la micro-entreprise et l'ACRE.
  • Pour un calcul sur votre situation : l'Urssaf, votre caisse ou un expert-comptable. Ce guide donne des repères, pas un conseil personnalisé.

Questions fréquentes

Quel taux de cotisations pour un micro-entrepreneur Cipav en 2026 ?

23,2 % des recettes encaissées, plus 0,2 % de formation professionnelle. Avec l'ACRE, 17,4 % pour une activité commencée à partir du 1er juillet 2026, jusqu'à la fin du 3e trimestre civil qui suit l'inscription (13,4 % pour un début jusqu'au 30 juin 2026).

Quel taux pour un sophrologue ou un naturopathe micro-entrepreneur en 2026 ?

25,6 % des recettes, taux des autres prestations de services libérales, plus 0,2 % de formation professionnelle. Avec l'ACRE, 19,2 % pour un début d'activité à partir du 1er juillet 2026.

Quelles professions dépendent de la CARPIMKO ?

Les infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, orthophonistes et orthoptistes exerçant en libéral. L'affiliation est obligatoire et prend effet le 1er jour du trimestre civil qui suit le début de l'activité.

Un kiné ou un infirmier peut-il être micro-entrepreneur ?

Non. L'Urssaf indique qu'un praticien ou auxiliaire médical conventionné ne peut pas être micro-entrepreneur (auto-entrepreneur). Ses cotisations sont calculées sur son revenu, avec une prise en charge partielle par l'Assurance maladie sur l'activité conventionnée.

Qu'est-ce que la nouvelle assiette CARPIMKO en 2026 ?

Une base unique pour toutes les cotisations et la CSG-CRDS : le revenu brut social (recettes moins charges) diminué d'un abattement de 26 %, encadré par un plancher et un plafond. L'Urssaf la calcule et la transmet à la CARPIMKO, qui l'applique depuis avril 2026.

Le forfait de retraite complémentaire CARPIMKO existe-t-il encore ?

Non. Le forfait de 2 312 € est supprimé en 2026. La retraite complémentaire devient 8,70 % de l'assiette sociale entre 24 030 € et 144 180 €, avec une cotisation minimale calculée sur 24 030 €.

Quelles sont les cotisations minimales Cipav en 2026 ?

Au régime réel : 573 € de retraite de base, 58 € d'indemnités journalières, 89 € d'invalidité-décès et 120 € de formation professionnelle, même sans bénéfice. En micro-entreprise, il n'y a pas de minimum : pas de recettes, pas de cotisations.

Le loyer du cabinet réduit-il les cotisations ?

Au régime réel, oui : il diminue le bénéfice, donc l'assiette. En micro-entreprise, non : les cotisations portent sur les recettes encaissées, quel que soit le loyer.

Un ergothérapeute ou un psychomotricien cotise-t-il à la CARPIMKO ?

Non. Ergothérapeutes et psychomotriciens figurent dans le périmètre de la Cipav, comme les psychologues, ostéopathes, diététiciens, chiropracteurs et psychothérapeutes.

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